Dimanche 26 juillet 2009
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20:12
Ca ne rigole pas aujourd'hui. A tel point que j'ai besoin de me confier . Vous ne m'en voudrez pas, hein ?
Bon ça a commencé hier, en fait. Ma maitresse n'a pas une grande pêche en ce moment et du coup elle est prise d'une frénésie de changements. Pour le moment, c'est à peu près gérable mais je sens le coup fourré pour l'avenir. Bref, on verra bien. Toujours est il qu'hier, elle a reçu un grand colis plein de tissus. Apparement, elle a profité des soldes pour se refaire deux jeux complets de linge de lit. Et va - z y que la machine à laver tourne à fond, et va-z-y que je plie, replie et re-replie le linge propre.
Moi j'en avais un peu marre de tout ça et puis, il faut le lire, je commençais à saturer de l'odeur de lessive à la pêche, du coup je suis monté faire un petit somme. Je n'ai eu qu'une heure de repos avant qu'elle ne m'ejecte sans aucune delicatesse du lit. Imaginez un peu, vous pioncez, tranquillement, sans rien demander à personne, et puis quelqu'un rentre dans la chambre avec du linge odorant dans les bras. Vous ouvrez un oeil et tournez un peu la tête, par politesse, quoi et puis un peu aussi pour faire savoir que vous étiez bien tranquille AVANT qu'on ne vienne vous déranger et là, paf ! vous vous prenez une couette sur la tronche ! Inutile de vous dire que je suis descendu du lit fissa, la queue bien gonflée pour marquer ma colère.
Et v'la-t-y-pas qu'elle retourne le matelas ! Sans charre, j'ai mis des mois à me faire un creux bien confortable sur ce matelas, et là tout est à recommencer ! Et que je te met les draps, et que je te mets les nouveaux oreillers - trops grands et trop mous, ça bouffe toute la place ces machins là - dans les taies, et que je m'echine à faire rentrer la couette dans une housse trop grande.
Et puis le choix des couleurs !! elle a pris du blanc ! du blanc, vous entendez ? elle croit peut être que je vais enlever mes poils après chaque sieste ? nan mé oh ! elle a choisit du blanc, elle assume, faudra pas compter sur moi pour faire le ménage à chaque fois.
A y est, le lit est fait, c'est bon, je peux me recoucher ? mince... elle a pris de la qualité tip-top : du coton fin ! en l'occurence, ça ne me gène pas, moi, mais je la vois bien me surveiller du coin de l'oeil pour être sure que je ne vais pas y planter mes griffes. Ca promet, si elle doit me fliquer tout le temps, elle ferait mieux de remettre les vieux draps troués, hein, au moins ça ne craindra rien !
bref, la journée se finit tant bien que mal mais comme elle ne me lâche pas des yeux et que ça me gène pour roupiller - que voulez vous, je suis un délicat, moi - ben je prefere sortir et me rouler dans l'herbe. En esperant que cette hystérique ne va pas me brosser quand je rentrerai pour éviter que je ramène des herbes dans sa précieuse literie.
On se couche, très bien. Bon je dois dire que j'ai un peu de mal à trouver mes marques avec ce matelas tout dur, mais ce ne serait pas si mal que cela si ma maitresse ne s'obstinait pas à vouloir se coucher AU MILIEU du lit et du coup à ne me laisser que les bords. Pfffffffff !
La nuit se passe, je fais comme d'habitude mes allers-retours lit - casier de fenêtre pour surveiller le voisinage ( y a des chats qui se croient tout permis et qui viennent dans MON jardin, pfff) et sur le coup de 4, 5 heures du mat', je suis suffisaement vanné pour commencer ma nuit. Il commence à faire frisqué, du coup je me colle à la bouillote géante en plein milieu du lit. elle recule dans son sommeil, cette peau de vache. Je me recolle, elle re-recule, et ce petit jeu continue jusqu'à ce qu'elle soit coincée au bord du lit. Là elle ne bouge plus. J'adore l'instinct humain, c'ets bien fichu quand même, même en dormant, ils prennent bien soin de ne pas se casser la figure.
Le matin, elle ouvre les yeux assez tôt. Enfin vers 8H30 quoi, mais moi je ne dors que depuis 4h ! vous croyez qu'elle y penserait ? meuhhhh nan, elle a toute la sensibilité d'un bout de bois ! Elle descend au salon et ouvre les volets pour que je puisse sortir. Ben finalement, ce n'est pas plus mal, je sors maintenant, tant qu'il fait à peu près frais, et je dormirais pendant les grandes chaleurs de l'après midi. Je fais mon petit tour, très bien, l'herbe n'a pas trop poussé pendant la nuit, il y a quelques odeurs de chat nouvelles -ah ah, qu'est ce que je disais ? mais je sais qui c'est, ces sal**** et je les attend au tournant !- bref, je reviens une demi heure après et que vois-je ??? le petit dej n'est pas servi !! bordel, c'est quoi cette embrouille encore, je ne demande pourtant pas grand chose dans la vie, c'est si compliqué que ça ? et elle, elle fait quoi pendant ce temps là, je vous le donne en mille ? elle est encore sur sa saleté d'ordinateur !grrrrr! tant pis, je suis d'une nature conciliante mais il ne faut pas pousser, non plus ! je hurle, et je grimpe l'escalier quatre à quatre pour bien lui signifier que c'est i-nad-mi-ssi-ble !
Elle me dit "attends". Ben voyons. C'est pas tant que j'ai faim, mais il y a des règles dans cette maison. Et les règles, surtout quand elles concernent les repas, c'est sacré. Et elle va l'apprendre à ses dépens, c'te feignasse. Je file sous le bureau, à la sournoise et là... je lui pisse dessus ! vlan, le pantalon de pyjama rayé est tout odorant. Elle se met à hurler. Mais à hurler vraiment, hein. Bon c'est vrai que j'ai pris l'habitude, chaque fois que quelque chose n'allait pas comme je voulais, de lacher quelques gouttes parfumées un peu partout dans la maison - rien de bien méchant -, mais elle m'a rarement pris sur le fait. Là, je ne l'ai jamais vu hurler aussi fort, elle a les cheveux dressés sur la tête. Alecto, Megere, Tisiphone ne me feraient pas plus peur qu'elle à ce moment là. je crois que je vais me carrer... mince, elle me court après. Je feinte, j'esquive, je galope si vite que mes pattes ne touchent plus le sol et hourrra! je me retrouve en sécurité dehors.
Mais cette peste hargneuse et - il faut bien le dire - aux réactions disproportionnées, ferme la porte derrière moi. je suis coincé dehors. "Et, oh, et le petit déj?", je brame. Elle me dis "dégage". Et voilà. Depuis trois heures, je suis dehors, je viens de temps en temps à la porte fenêtre, au début en criant ma colère et depuis une heure en chouinant -parfois, avec cette cruche, ça marche, le coup du chantage affectif - mais rien à faire. Elle a même balancé une pantoufle quand j'ai fait mine de gratter à la porte pour rentrer
Hystérique, je vous dis.
Bon et maintenant, je fais quoi ? vous avez des conseils ?
merci de m'avoir lu,
Marcus Brody, Chat opprimé de son état.
Bon ça a commencé hier, en fait. Ma maitresse n'a pas une grande pêche en ce moment et du coup elle est prise d'une frénésie de changements. Pour le moment, c'est à peu près gérable mais je sens le coup fourré pour l'avenir. Bref, on verra bien. Toujours est il qu'hier, elle a reçu un grand colis plein de tissus. Apparement, elle a profité des soldes pour se refaire deux jeux complets de linge de lit. Et va - z y que la machine à laver tourne à fond, et va-z-y que je plie, replie et re-replie le linge propre.
Moi j'en avais un peu marre de tout ça et puis, il faut le lire, je commençais à saturer de l'odeur de lessive à la pêche, du coup je suis monté faire un petit somme. Je n'ai eu qu'une heure de repos avant qu'elle ne m'ejecte sans aucune delicatesse du lit. Imaginez un peu, vous pioncez, tranquillement, sans rien demander à personne, et puis quelqu'un rentre dans la chambre avec du linge odorant dans les bras. Vous ouvrez un oeil et tournez un peu la tête, par politesse, quoi et puis un peu aussi pour faire savoir que vous étiez bien tranquille AVANT qu'on ne vienne vous déranger et là, paf ! vous vous prenez une couette sur la tronche ! Inutile de vous dire que je suis descendu du lit fissa, la queue bien gonflée pour marquer ma colère.
Et v'la-t-y-pas qu'elle retourne le matelas ! Sans charre, j'ai mis des mois à me faire un creux bien confortable sur ce matelas, et là tout est à recommencer ! Et que je te met les draps, et que je te mets les nouveaux oreillers - trops grands et trop mous, ça bouffe toute la place ces machins là - dans les taies, et que je m'echine à faire rentrer la couette dans une housse trop grande.
Et puis le choix des couleurs !! elle a pris du blanc ! du blanc, vous entendez ? elle croit peut être que je vais enlever mes poils après chaque sieste ? nan mé oh ! elle a choisit du blanc, elle assume, faudra pas compter sur moi pour faire le ménage à chaque fois.
A y est, le lit est fait, c'est bon, je peux me recoucher ? mince... elle a pris de la qualité tip-top : du coton fin ! en l'occurence, ça ne me gène pas, moi, mais je la vois bien me surveiller du coin de l'oeil pour être sure que je ne vais pas y planter mes griffes. Ca promet, si elle doit me fliquer tout le temps, elle ferait mieux de remettre les vieux draps troués, hein, au moins ça ne craindra rien !
bref, la journée se finit tant bien que mal mais comme elle ne me lâche pas des yeux et que ça me gène pour roupiller - que voulez vous, je suis un délicat, moi - ben je prefere sortir et me rouler dans l'herbe. En esperant que cette hystérique ne va pas me brosser quand je rentrerai pour éviter que je ramène des herbes dans sa précieuse literie.
On se couche, très bien. Bon je dois dire que j'ai un peu de mal à trouver mes marques avec ce matelas tout dur, mais ce ne serait pas si mal que cela si ma maitresse ne s'obstinait pas à vouloir se coucher AU MILIEU du lit et du coup à ne me laisser que les bords. Pfffffffff !
La nuit se passe, je fais comme d'habitude mes allers-retours lit - casier de fenêtre pour surveiller le voisinage ( y a des chats qui se croient tout permis et qui viennent dans MON jardin, pfff) et sur le coup de 4, 5 heures du mat', je suis suffisaement vanné pour commencer ma nuit. Il commence à faire frisqué, du coup je me colle à la bouillote géante en plein milieu du lit. elle recule dans son sommeil, cette peau de vache. Je me recolle, elle re-recule, et ce petit jeu continue jusqu'à ce qu'elle soit coincée au bord du lit. Là elle ne bouge plus. J'adore l'instinct humain, c'ets bien fichu quand même, même en dormant, ils prennent bien soin de ne pas se casser la figure.
Le matin, elle ouvre les yeux assez tôt. Enfin vers 8H30 quoi, mais moi je ne dors que depuis 4h ! vous croyez qu'elle y penserait ? meuhhhh nan, elle a toute la sensibilité d'un bout de bois ! Elle descend au salon et ouvre les volets pour que je puisse sortir. Ben finalement, ce n'est pas plus mal, je sors maintenant, tant qu'il fait à peu près frais, et je dormirais pendant les grandes chaleurs de l'après midi. Je fais mon petit tour, très bien, l'herbe n'a pas trop poussé pendant la nuit, il y a quelques odeurs de chat nouvelles -ah ah, qu'est ce que je disais ? mais je sais qui c'est, ces sal**** et je les attend au tournant !- bref, je reviens une demi heure après et que vois-je ??? le petit dej n'est pas servi !! bordel, c'est quoi cette embrouille encore, je ne demande pourtant pas grand chose dans la vie, c'est si compliqué que ça ? et elle, elle fait quoi pendant ce temps là, je vous le donne en mille ? elle est encore sur sa saleté d'ordinateur !grrrrr! tant pis, je suis d'une nature conciliante mais il ne faut pas pousser, non plus ! je hurle, et je grimpe l'escalier quatre à quatre pour bien lui signifier que c'est i-nad-mi-ssi-ble !
Elle me dit "attends". Ben voyons. C'est pas tant que j'ai faim, mais il y a des règles dans cette maison. Et les règles, surtout quand elles concernent les repas, c'est sacré. Et elle va l'apprendre à ses dépens, c'te feignasse. Je file sous le bureau, à la sournoise et là... je lui pisse dessus ! vlan, le pantalon de pyjama rayé est tout odorant. Elle se met à hurler. Mais à hurler vraiment, hein. Bon c'est vrai que j'ai pris l'habitude, chaque fois que quelque chose n'allait pas comme je voulais, de lacher quelques gouttes parfumées un peu partout dans la maison - rien de bien méchant -, mais elle m'a rarement pris sur le fait. Là, je ne l'ai jamais vu hurler aussi fort, elle a les cheveux dressés sur la tête. Alecto, Megere, Tisiphone ne me feraient pas plus peur qu'elle à ce moment là. je crois que je vais me carrer... mince, elle me court après. Je feinte, j'esquive, je galope si vite que mes pattes ne touchent plus le sol et hourrra! je me retrouve en sécurité dehors.
Mais cette peste hargneuse et - il faut bien le dire - aux réactions disproportionnées, ferme la porte derrière moi. je suis coincé dehors. "Et, oh, et le petit déj?", je brame. Elle me dis "dégage". Et voilà. Depuis trois heures, je suis dehors, je viens de temps en temps à la porte fenêtre, au début en criant ma colère et depuis une heure en chouinant -parfois, avec cette cruche, ça marche, le coup du chantage affectif - mais rien à faire. Elle a même balancé une pantoufle quand j'ai fait mine de gratter à la porte pour rentrer
Bon et maintenant, je fais quoi ? vous avez des conseils ?
merci de m'avoir lu,
Marcus Brody, Chat opprimé de son état.